Restauration d’une Vespa Acma GL de 1957: Le remontage

Le moteur est refait neuf. Piston, segment, cylindre réalésé, vilebrequin, roulements, joints, croisillon, ressorts, bobine HT, antiparasite, bougie sont changés. Je suis au petit soin avec lui et il me le rend bien. Il a une compression du tonnerre et il me fait entendre sa voix après 3 ou 4 coups de kick.

Le doyen du club m’a confié une petite astuce que j’ai mis en pratique et qui marche bien. Le caoutchouc de protection reliant la bobine externe au moteur peut être remplacé par un vieux morceau de chambre à air (très facile à se procurer dans la capitale française du vélo, j’ai nommé Strasbourg).

Après un nettoyage au karcher de la carrosserie, je constate qu’elle n’est pas en si mauvais état. La rouille est présente mais l’ensemble reste relativement sain. Je prends la décision de ne pas refaire la peinture, en effet je suis de plus en plus fan des Vespas dans leur « jus ». Je lui administre un traitement qui est censé  retarder l’avancement de la rouille. Les parties les plus rouillées sont frottées avec une pâte abrasive, les parties de tôle mise à nue, sont recouvertes d’un vernis antirouille incolore, ça demande du temps mais j’aime le résultat qui reste discret. Un numéro de série se trouve dans le passage de roue arrière. Je ne sais pas si c’est moi qui ai des hallucinations mais je pense que le numéro est également gravé de façon plus discrète et dans mon cas la rouille a révélé cet emplacement. Toutes les pièces en caoutchouc sont changées car elles ont mal vieilli. Seules les gaines vraiment abimées sont remplacées pour du neuf, par contre je préfère changer tous les câbles. Les roulements du moyeu avant sont également remplacés. Les chromes sont brossés pour les rendre brillants mais ils ne passeront pas chez le chromeur et ça fait du bien au portefeuille. Puis le moteur est mis en place, le faisceau et les câbles sont branchés et reliés.

Le réservoir a été changé, vu sa couleur rouge. L’intérieur est en bon état, mis à part un petit dépôt d’essence rougeâtre, je le rince à plusieurs reprises avec de l’essence propre, un petit coup de soufflette et il est prêt à être remonté. Je suis dans l’obligation de remplacer le joint du robinet d’essence. Le problème, est le suivant : le distributeur de pièces qui propose cet article est en rupture sur cette référence et dans ce genre de situation on peut se retrouver bloqué sur une restauration pour un malheureux petit joint. C’est pour ça que tout bon bricoleur du dimanche connait très bien le système D. Mon plan est le suivant : prenez une bouteille de crément d’alsace (non Freddy, ce n’est pas une blague). Nous allons utiliser le bouchon en liège pour fabriquer ce joint. En effet, certains bouchons ont le diamètre requis pour en fabriquer un. Découper une rondelle de 1mm d’épaisseur de façon la plus régulière possible, pour cela je vous recommande vivement de boire la bouteille après avoir réalisé ce petit bricolage en vous rappelant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Marquer l’emplacement des trous à percer. Pour ma part j’ai utilisé des vis comme emporte pièce, puis fignoler les trous avec un cutter. Le résultat en ce qui me concerne est assez concluant. Un petit test s’impose, si vous ne constatez pas de fuite vous pouvez monter votre réservoir sur la Vespa. Je ne sais pas s’il va tenir sur la durée, je vous tiendrais au courant de son efficacité. Encore une victoire du système D !

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