Restauration d’une Vespa Acma de 1957: Le démontage

Le démontage est toujours une étape pleine de surprises bonnes et mauvaises. On tombe souvent sur des vis sur lesquelles on passe des heures car elles sont bloquées, rouillées, esquintées, des gaines qui restent coincées, résultat on finit par tirer des kilomètres de fil de fer. On peut aussi tomber sur les traces des anciens propriétaires qui nous racontent le passé de la Vespa, et de mon point de vue ce sont tous ces petits détails qui font le charme d’une restauration. Je commence par faire tomber le moteur (je vous rassure, c’est une façon de parler aucun moteur n’a été maltraité durant cette restauration). Comme souvent je découvre un moteur complètement recouvert de boue et de graisse solidifiées très dur à nettoyer, mais je ne suis pas au bout de mes surprises lors de l’ouverture des cartères, l’huile qu’ils contenaient, était devenue collante comme de la glue, bonjour la galère pour tout nettoyer.

Depuis l’achat de la Vespa il m’était impossible de lire le kilométrage de mon acquisition, la vitre du compteur était devenue opaque avec le temps. C’est donc avec impatience que je l’ai démontée en espérant secrètement que celui-ci allait m’indiquer 1000 ou 2000 km, mais le juste prix est de : plus de 15000 km.

Dans la boite à gants, se trouvait tout un bric à brac. C’est maintenant que j’enfile ma tenue d’archéologue pour découvrir ce que me réserve tout ce merdi… heu… tous ces trésors. Voici le listing de mes trouvailles : une éponge (enfin je crois), quelques clous, des billes, des morceaux de jouets, une balle de tennis (d’époque), un tournevis, deux bougies, le phare manquant (malheureusement cassé) un patin de frein de vélo, un tuyau, un ressort (je pense que c’est celui qui permettait d’accrocher la trousse à outils) et d’autres bouts de ferraille donc l’utilité m’échappe. L’éponge qui absorbait l’humidité est, à mon avis, à l’origine de cette rouille bien plus avancée que sur le reste de la Vespa.

Je m’attaque à la plaque d’immatriculation qui m’a fait une petite frayeur après avoir passé ½ heure sur une vis complètement rouillée, je me rends compte qu’une autre immatriculation se cache derrière la première. Ma déception est grande car je pensais être le deuxième proprio ! M’aurait-on menti ?

Le châssis est nu, il ne me reste plus qu’à retirer les câbles et les gaines, mais une partie du câble du frein arrière est resté bloqué, la misère ! Il m’est impossible de remettre une nouvelle gaine car les bouts restant bloquent le passage. Heureusement une riche idée me vient à l’esprit (une idée dont je suis fier et c’est pour cette raison que je vous en parle aujourd’hui). Je prends un vieux morceau de gaine j’enlève le plastique de protection et j’étire celle-ci pour en faire une sorte de tir bouchon, qui a marché à merveille.

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